{"id":1490,"date":"2023-07-21T20:54:26","date_gmt":"2023-07-21T18:54:26","guid":{"rendered":"https:\/\/carnet-critique.com\/?p=1490"},"modified":"2024-04-13T05:50:03","modified_gmt":"2024-04-13T03:50:03","slug":"lheritage-des-danses-macabres-dans-les-arts-transmission-et-oubli-des-origines-hispaniques-du-theme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/2023\/07\/21\/lheritage-des-danses-macabres-dans-les-arts-transmission-et-oubli-des-origines-hispaniques-du-theme\/","title":{"rendered":"L\u2019H\u00c9RITAGE DES DANSES MACABRES DANS LES ARTS : Transmission et oubli des origines hispaniques du th\u00e8me"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">L\u2019exemple le plus c\u00e9l\u00e8bre du th\u00e8me est celui qui lui a indirectement donn\u00e9 son nom \u00e0 travers l\u2019histoire : il s\u2019agit de La danse macabre, une oeuvre monumentale achev\u00e9e en 1424 au sein du Cimeti\u00e8re des Innocents de Paris<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Constitu\u00e9e de fresques et de vers po\u00e9tiques r\u00e9alis\u00e9s sur les galeries du charnier des Ling\u00e8res, elle repr\u00e9sentait une procession de personnages de la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9di\u00e9vale, chacun accompagn\u00e9 d\u2019un mort qui l\u2019invitait \u00e0 entrer dans une danse, \u00e0 savoir le chemin vers le tr\u00e9pas. Le d\u00e9tail des fresques a connu une seconde vie gr\u00e2ce \u00e0 un incunable publi\u00e9 en 1484 par Guyot Marchant, et son extraordinaire diffusion a permis de conna\u00eetre l\u2019essentiel de cette oeuvre bien apr\u00e8s la destruction du charnier des Ling\u00e8res au XVIIe si\u00e8cle<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. La danse macabre associait le pouvoir de l\u2019image \u00e0 celui de la r\u00e9flexion, et c\u2019est probablement cet impact consid\u00e9rable sur le spectateur, a fortiori dans un environnement aussi remarquable que le Cimeti\u00e8re des Innocents de Paris, qui l\u2019a d\u00e9finitivement int\u00e9gr\u00e9e dans l\u2019inconscient collectif comme l\u2019oeuvre macabre par excellence. Toutefois, il faut attendre le XXe si\u00e8cle pour que cette paternit\u00e9 fran\u00e7aise acquise sur le th\u00e8me macabre puisse \u00eatre plus largement d\u00e9battue. Ainsi, les travaux de Josep Mar\u00eda Sol\u00e0-Sol\u00e9<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> et V\u00edctor Infantes<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a> ont rappel\u00e9 l\u2019importance de la contribution ib\u00e9rique aux Danses macabres, notamment en ce qui concerne La Dan\u00e7a general de la Muerte, po\u00e8me en castillan qui pr\u00e9sente une structure et un propos tout \u00e0 fait analogues \u00e0 La danse macabre parisienne. \u00c0 ce jour, il reste difficile de d\u00e9terminer si cette Danse de la Mort hispanique est ant\u00e9rieure \u00e0 l\u2019oeuvre du Cimeti\u00e8re des Innocents, ou si elle lui est contemporaine.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">N\u00e9anmoins, en \u00e9tudiant le corpus litt\u00e9raire macabre postm\u00e9di\u00e9val en Espagne, nous pouvons remarquer que La Dan\u00e7a general de la Muerte a connu une transmission certaine dans la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique, avant de tomber peu \u00e0 peu dans l\u2019oubli. Comment peut-on expliquer cette disparition progressive alors que, d\u00e8s le Si\u00e8cle d\u2019or, le th\u00e8me mortuaire a fait partie int\u00e9grante des lettres comme un \u00e9l\u00e9ment indissociable de son origine hispanique ? Sans doute que la contribution p\u00e9ninsulaire, relativement discr\u00e8te, parall\u00e8lement \u00e0 la forte diffusion du th\u00e8me macabre dans les pays voisins, a fini par \u00e9clipser les discussions quant au possible berceau hispanique des Danses macabres.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Une possible origine ib\u00e9rique au th\u00e8me macabre<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Il est acquis que le th\u00e8me macabre se consolide \u00e0 la fin du Moyen \u00c2ge, comme l\u2019attestent les nombreuses repr\u00e9sentations du m\u00eame type qui ont vu le jour en Europe \u00e0 cette \u00e9poque. Celles-ci font suite \u00e0 une pr\u00e9occupation sans cesse croissante pour la mort dans la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9di\u00e9vale, laquelle se refl\u00e8te dans les arts. Ainsi, chaque royaume de l\u2019Occident m\u00e9di\u00e9val semble apporter sa pierre \u00e0 l\u2019\u00e9difice de ce qui deviendra l\u2019art macabre, que ce soit en litt\u00e9rature, en po\u00e9sie, ou bien dans les arts graphiques. La danse macabre de Paris \u00e9tait, sans nul doute, le paroxysme de cette nouvelle sensibilit\u00e9 esth\u00e9tique et philosophique, bien que nous puissions aujourd\u2019hui nous demander si une oeuvre de m\u00eame expression ne lui a pas \u00e9t\u00e9 ant\u00e9rieure.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">\u00c0 la diff\u00e9rence de son \u00ab homologue \u00bb fran\u00e7aise, La Dan\u00e7a general de la Muerte est une oeuvre exclusivement po\u00e9tique, consistant en 79 strophes de vers octosyllabiques, dits de \u00ab arte mayor \u00bb (\u00e0 l\u2019exception du prologue en prose). Ce po\u00e8me magistral met en sc\u00e8ne la Mort qui s\u2019adresse \u00e0 diff\u00e9rents membres de la soci\u00e9t\u00e9, religieux ou civils, puissants ou personnages modestes : chacun d\u2019entre eux se voit nommer par la Mort qui, avec une autorit\u00e9 cruelle et effrayante, les convie \u00e0 une \u00ab dan\u00e7a esquiua \u00bb (\u00ab danse insaisissable \u00bb)<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>, all\u00e9gorie du tr\u00e9pas \u00e0 venir. Nous pouvons d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 observer une diff\u00e9rence fondamentale entre La Dan\u00e7a general de la Muerte et La danse macabre parisienne. Dans le po\u00e8me hispanique, c\u2019est la Mort, en tant qu\u2019entit\u00e9 supr\u00eame et symbole universel, qui appara\u00eet devant les hommes pour leur signifier que la derni\u00e8re heure est venue ; or, La danse macabre fran\u00e7aise, elle, fait intervenir des Vivants dansant avec un cadavre, prolongeant la l\u00e9gende m\u00e9di\u00e9vale du Dit des trois Morts et des trois Vifs qui narre la rencontre de trois jeunes gens confront\u00e9s \u00e0 leur double mort. Cette configuration peut nous permettre de penser \u00e0 des influences diverses ou, du moins, \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration de th\u00e8mes tr\u00e8s similaires mais conceptualis\u00e9s diff\u00e9remment.Si le contexte temporel de cr\u00e9ation de La danse macabre de Paris est identifiable, la naissance de La Dan\u00e7a general de la Muerte est, elle, beaucoup plus difficile \u00e0 d\u00e9terminer. L\u2019oeuvre est contenue dans un manuscrit conserv\u00e9 \u00e0 la Biblioth\u00e8que de l\u2019Escorial, dans lequel on trouve \u00e9galement les Proverbios morales du rabbin Sem Tob de Carri\u00f3n, le Tratado de la Doctrina de Pedro de Veragu\u0308e, la Revelaci\u00f3n de un ermita\u00f1o, et enfin le Poema de Fern\u00e1n Gonz\u00e1lez<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>. Bien que la date de r\u00e9daction ne traduise pas n\u00e9cessairement l\u2019\u00e9poque de conception d\u2019une oeuvre, nous remarquerons que toutes celles-ci sont des productions du XIVe si\u00e8cle. Josep Mar\u00eda Sol\u00e0-Sol\u00e9 a \u00e9mis l\u2019hypoth\u00e8se que Sem Tob de Carri\u00f3n \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 l\u2019auteur de La Dan\u00e7a general de la Muerte<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>, ce qui indiquerait une r\u00e9daction autour de 1360. Par cons\u00e9quent, il se pourrait que le po\u00e8me ait \u00e9t\u00e9 compos\u00e9 peu de temps apr\u00e8s la pand\u00e9mie de peste noire survenue en 1347, alors que la plupart des historiens et sp\u00e9cialistes s\u2019accordent \u00e0 situer sa cr\u00e9ation entre 1400<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a> et 1460<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>. En effet, des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la crise d\u00e9mographique et \u00e0 son contexte historique semblent se glisser dans le po\u00e8me, le terme \u00ab dan\u00e7a \u00bb pouvant \u00eatre une m\u00e9taphore de l\u2019effrayante mortalit\u00e9 qui a frapp\u00e9 l\u2019Occident au XIVe si\u00e8cle<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Nous pouvons expliquer ce manque de clart\u00e9 quant \u00e0 la possible ant\u00e9riorit\u00e9 de La Dan\u00e7a general de la Muerte sur le th\u00e8me des Danses macabres, d\u2019une part, en raison du caract\u00e8re spectaculaire de La danse macabre r\u00e9alis\u00e9e en 1424 dans une ville aussi rayonnante que le Paris de l\u2019\u00e9poque, et dans le cadre d\u2019un cimeti\u00e8re tel que celui des Innocents, ouvert \u00e0 la vue de tous, marquant ainsi consid\u00e9rablement les esprits de ses contemporains. Cette oeuvre imposante aurait alors constitu\u00e9 \u00e0 la fois un point de d\u00e9part esth\u00e9tique, ainsi que le marqueur d\u2019une sensibilit\u00e9 artistique nouvelle, rel\u00e9guant toutes les cr\u00e9ations ant\u00e9rieures au rang de productions mineures. De nombreux exemples de sensibilit\u00e9 artistique macabre se retrouvent pourtant dans la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique m\u00e9di\u00e9vale, notamment en Aragon. L\u2019exemple le plus probant dont nous disposons est sans contexte la fresque de la sala de profundis du couvent franciscain de Morella (XVe si\u00e8cle), dans la province de Castell\u00f3n. Celle-ci nous montre une Danse de la mort, dans le m\u00eame esprit social et universel que La Dan\u00e7a general de la Muerte, Dans cette oeuvre, la mort est double, elle est \u00e0 la fois un cadavre en putr\u00e9faction, anonyme, finalit\u00e9 humaine physique absolue, mais \u00e9galement l\u2019id\u00e9e de celle-ci, \u00e0 savoir une mort chasseresse qui vient d\u00e9cocher des fl\u00e8ches sur les Vifs \u00e0 emporter avec elle. L\u2019ensemble de la composition, rappelant une danse traditionnelle comme la sardana<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>, est \u00e9maill\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rences musicales, ce qui en fait une oeuvre pluridisciplinaire aux diff\u00e9rents niveaux de lecture.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Par cons\u00e9quent, si nous ne pouvons assurer que le th\u00e8me des Danses macabres est v\u00e9ritablement n\u00e9 dans les royaumes hispaniques m\u00e9di\u00e9vaux, force est de constater que la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique a particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9closion du genre avec une singularit\u00e9 tout \u00e0 fait remarquable, probablement issue de sa configuration politique, religieuse et culturelle unique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Le sentiment macabre dans la culture hispanique : une transmission pluris\u00e9culaire<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">\u00c0 la suite de sa gestation progressive au sortir du Moyen \u00c2ge, le th\u00e8me des Danses macabres prendra une ampleur consid\u00e9rable en Europe, depuis l\u2019Italie jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Estonie. Derri\u00e8re cet essor du sentiment macabre se cache la motivation m\u00e9di\u00e9vale propre \u00e0 chaque individu : la n\u00e9cessit\u00e9 de bien mourir. Pour ce faire, cette esth\u00e9tique de mort visait \u00e0 \u00ab frapper les esprits \u00bb<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a> pour que le chr\u00e9tien n\u2019omette pas les p\u00e9ch\u00e9s qu\u2019il ait pu commettre, et qu\u2019il puisse acc\u00e9der \u00e0 la vie \u00e9ternelle une fois son passage sur terre achev\u00e9. C\u2019est ainsi que l\u2019art macabre continuera de se propager au cours du XVIe si\u00e8cle en Europe (majoritairement dans les pays protestants), notamment avec l\u2019apparition de la gravure. Les illustrations macabres de Hans Holbein le Jeune constituent probablement l\u2019exemple le plus marquant de diffusion de cette esth\u00e9tique m\u00e9di\u00e9vale, \u00e0 tel point que ce sont encore celles-ci que nous pouvons avoir \u00e0 l\u2019esprit, \u00e0 notre \u00e9poque, lorsque nous \u00e9voquons le th\u00e8me.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">\u00c0 la m\u00eame p\u00e9riode, le sentiment macabre ne conna\u00eet pas la m\u00eame expansion en Espagne. Toutefois, l\u2019h\u00e9ritage de la Danse de la mort se retrouve jusque chez les plus grands romanciers, po\u00e8tes ou dramaturges du Si\u00e8cle d\u2019or, \u00e0 commencer par Miguel de Cervantes. En effet, au chapitre XI du tome II de Don Quichotte (publi\u00e9 en 1615), Cervantes fait figurer une Danse macabre litt\u00e9raire, en ce que nous interpr\u00e9terons comme une r\u00e9f\u00e9rence artistique \u00e0 un th\u00e8me qui venait de conna\u00eetre son \u00e2ge d\u2019or et sa diffusion maximale. Durant la semaine sainte, le gentilhomme de la Manche et Sancho Panza rencontrent une charrette de comiques men\u00e9e par Angulo el Malo<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>. C\u2019est alors que la troupe se met \u00e0 repr\u00e9senter l\u2019auto-sacramental de Las Cortes de la Muerte : ce peut \u00eatre une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une oeuvre de 1557 attribu\u00e9e \u00e0 Micael de Carvajal et Luis Hurtado de Mendoza, et mettant en sc\u00e8ne la Mort dans une configuration rappelant La Dan\u00e7a general de la Muerte m\u00e9di\u00e9vale, ou bien \u00e0 une pi\u00e8ce baroque homonyme attribu\u00e9e \u00e0 Lope de Vega (d\u00e9but XVIIe si\u00e8cle) qui prolonge cette tradition th\u00e9\u00e2trale de l\u2019homme face \u00e0 la mort, \u00ab vestida de esqueleto, con guada\u00f1a en la mano \u00bb<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a> (\u00ab v\u00eatue tel un squelette, avec une faux dans la main \u00bb)<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a>. Selon Carlos Jauregu\u00ed, sp\u00e9cialiste de la litt\u00e9rature espagnole coloniale, il est plus que probable que Cervantes ait m\u00e9lang\u00e9 les deux oeuvres<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a>. Effectivement, tous les personnages de la compagnie d\u2019Angulo el Malo sont pr\u00e9sents dans la pi\u00e8ce de Lope de Vega (\u00e0 l\u2019exception du soldat), ce qui pourrait \u00e9galement indiquer que l\u2019allusion ne soit faite qu\u2019au dramaturge et po\u00e8te du Si\u00e8cle d\u2019or, et non \u00e0 l\u2019oeuvre de Micael de Carvajal<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a>. Cet \u00e9pisode de Don Quichotte nous permet de penser que Las Cortes de la Muerte de Carvajal ont pu \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l\u2019occasion de la c\u00e9l\u00e9bration du Corpus Christi, comme l\u2019indique le personnage d\u2019Angulo : une telle hypoth\u00e8se expliquerait le m\u00e9lange sacro-profane de la pi\u00e8ce, ainsi que ses caract\u00e9ristiques sc\u00e9niques et sa structure particuli\u00e8re (dont La Dan\u00e7a general de la Muerte \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pourvue).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Ces occurrences de la Danse de la mort dans les lettres hispaniques nous montrent que les Danses macabres eurent une r\u00e9elle popularit\u00e9 et un succ\u00e8s certain en Espagne, devenant alors un th\u00e8me artistique de r\u00e9f\u00e9rence. L\u2019h\u00e9ritage de La Dan\u00e7a general de la Muerte sur des oeuvres comme Las Cortes de la Muerte semble acquis, et la sensibilit\u00e9 baroque, \u00e0 travers sa pr\u00e9occupation explicite pour le temps et la mort, donnera un second souffle au genre, magnifi\u00e9 d\u2019une esth\u00e9tique infiniment plus solennelle. \u00c9galement, nous pouvons observer que les Danses de la mort hispaniques \u00e9taient souvent le r\u00e9sultat d\u2019une volont\u00e9 sacro-profane, comme un message spirituel chr\u00e9tien adapt\u00e9 aux classes les plus basses de sa population. Encore aujourd\u2019hui, nous retrouvons cette caract\u00e9ristique dans certaines f\u00eates populaires comme la procession du Jeudi saint \u00e0 Verges (Catalogne), dont la tradition remonte probablement au XIVe si\u00e8cle<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a>. \u00c0 cette occasion, une troupe de danseurs d\u00e9guis\u00e9s en cadavres accompagne une repr\u00e9sentation th\u00e9\u00e2trale de la Passion du Christ, et \u00e0 l\u2019aide de symboles hautement \u00e9vocateurs comme \u00ab Lo temps es breu \u00bb<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a> ou \u00ab Nemini parco \u00bb<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a>, rappellent \u00e0 l\u2019assistance la n\u00e9cessit\u00e9 du repentir et la bri\u00e8vet\u00e9 de la vie terrestre. Tout ceci t\u00e9moigne d\u2019une forme de transmission de l\u2019esth\u00e9tique macabre dans la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique depuis le bas Moyen \u00c2ge, coupl\u00e9e \u00e0 une n\u00e9cessit\u00e9 philosophique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Vers un oubli progressif de l\u2019art macabre hispanique<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Nous avons expliqu\u00e9 que les Danses macabres renvoyaient, dans l\u2019imaginaire collectif, \u00e0 un contexte m\u00e9di\u00e9val davantage nord-europ\u00e9en que m\u00e9diterran\u00e9en, en raison de la propagation du th\u00e8me dans les pays r\u00e9form\u00e9s au XVIe si\u00e8cle et de l\u2019impact laiss\u00e9 par La danse macabre parisienne dans les esprits (particuli\u00e8rement gr\u00e2ce \u00e0 la version imprim\u00e9e par Guyot Marchant en 1484). Cependant, bien que les Danses macabres aient toujours repr\u00e9sent\u00e9 un th\u00e8me artistique majeur de l\u2019Europe m\u00e9di\u00e9vale (nous ne comptons plus le nombre de r\u00e9f\u00e9rences qui lui sont faites, dans les arts en g\u00e9n\u00e9ral et \u00e0 toutes les p\u00e9riodes, encore jusqu\u2019\u00e0 nous), sa contribution hispanique est peu \u00e0 peu tomb\u00e9e dans l\u2019oubli \u00e0 partir de l\u2019\u00e9poque moderne. La m\u00e9connaissance de cette sp\u00e9cificit\u00e9 p\u00e9ninsulaire \u00e9tait telle qu\u2019elle a pu \u00eatre totalement ignor\u00e9e, m\u00eame au sein de l\u2019Espagne. C\u2019est ainsi qu\u2019au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, l\u2019\u00e9rudit espagnol Marcelino Men\u00e9ndez Pelayo, critique litt\u00e9raire, philologue et sp\u00e9cialiste de litt\u00e9rature hispanique d\u00e9clarait que La Dan\u00e7a general de la Muerte \u00e9tait un concept totalement \u00e9tranger \u00e0 l\u2019Espagne, et qu\u2019en raison de son aspect t\u00e9n\u00e9breux, il ne pouvait provenir de r\u00e9gions ensoleill\u00e9es comme l\u2019Espagne et l\u2019Italie, mais bien de contr\u00e9es brumeuses comme l\u2019Allemagne ou le nord de la France<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\">[21]<\/a>. Pour Men\u00e9ndez Pelayo, le po\u00e8me macabre m\u00e9di\u00e9val n\u2019\u00e9tait autre qu\u2019une traduction du fran\u00e7ais vers le castillan, et la sensibilit\u00e9 macabre ne serait jamais arriv\u00e9e en Espagne, ou alors tr\u00e8s tardivement et par voie \u00e9rudite<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\">[22]<\/a>. Cette prise de position d\u2019un savant aussi influent que Men\u00e9ndez Pelayo nous semble particuli\u00e8rement significative de l\u2019incompr\u00e9hension, voire du manque total de consid\u00e9ration pour les Danses de la mort dans la culture hispanique, du moins jusqu\u2019\u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle.Par cons\u00e9quent, il semble que l\u2019on a souvent occult\u00e9, dirons-nous m\u00eame m\u00e9pris\u00e9, l\u2019apport de l\u2019Espagne \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique macabre, et ce pour plusieurs raisons. Le facteur principal est que nous ne poss\u00e9dons que peu d\u2019exemples d\u2019oeuvres d\u2019art macabre qui soient parvenues jusqu\u2019\u00e0 nous, ce qui ne signifie en aucun cas que la sensibilit\u00e9 macabre n\u2019ait jamais atteint la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique. Premi\u00e8rement, nous savons dor\u00e9navant que de nombreuses pi\u00e8ces artistiques macabres ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites. Nous pouvons citer, par exemple, le couvent de Santa Eulalia \u00e0 Pampelune, d\u00e9moli en 1521, dont les murs du clo\u00eetre comportaient une Danse macabre peinte et accompagn\u00e9e de vers (soit la m\u00eame configuration que La danse macabre de Paris)<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\">[23]<\/a> ; \u00e9galement la Danse de la mort de Le\u00f3n, mentionn\u00e9e dans l\u2019oeuvre m\u00e9di\u00e9vale du Corbacho en 1438, et dont nous ignorons encore l\u2019emplacement exact avant sa disparition. Le sp\u00e9cialiste d\u2019iconographie m\u00e9di\u00e9vale hispanique Francesc Massip avance une th\u00e9orie int\u00e9ressante, selon laquelle cette fresque de Le\u00f3n, repr\u00e9sentant la Mort comme une entit\u00e9 supr\u00eame et particuli\u00e8rement effrayante, aurait \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9e par La Dan\u00e7a general de la Muerte<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\">[24]<\/a>. Nous citerons \u00e9galement une repr\u00e9sentation qui est le seul exemple connu de Danse macabre architecturale, sculpt\u00e9e sur un chapiteau de l\u2019actuelle maison Estorch \u00e0 G\u00e9rone, un \u00e9difice priv\u00e9 construit en 1873 et qui contient un ensemble architectural provenant de l\u2019ancien couvent franciscain<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\">[25]<\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">En d\u00e9finitive, il para\u00eet \u00e9vident que ce n\u2019est dans son abondance que l\u2019art macabre hispanique s\u2019est distingu\u00e9 mais bel et bien dans son originalit\u00e9 et son h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9. Si, actuellement, nous ne pouvons encore d\u00e9terminer avec exactitude l\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 de La Dan\u00e7a general de la Muerte sur le th\u00e8me m\u00e9di\u00e9val, il nous semble pourtant acquis que l\u2019Espagne a non seulement particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9closion et \u00e0 la consolidation de l\u2019esth\u00e9tique macabre, mais qu\u2019elle l\u2019a enrichie d\u2019une singularit\u00e9 certaine. Nous ne pouvons omettre le fait que, cinq si\u00e8cles plus tard, quand l\u2019illustre po\u00e8te Federico Garc\u00eda Lorca fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce symbole m\u00e9di\u00e9val, il intitule son po\u00e8me \u00ab Danza de la muerte \u00bb<a href=\"#_ftn26\" name=\"_ftnref26\">[26]<\/a> et non \u00ab danza macabra \u00bb, l\u2019expression n\u2019\u00e9tant pas retenue dans la langue espagnole malgr\u00e9 l\u2019extraordinaire influence qu\u2019a exerc\u00e9 La Danse macabre de Paris sur le th\u00e8me.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Conclusion<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Bien qu\u2019il n\u2019existe que des sp\u00e9culations quant \u00e0 l\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 des Danses de la mort hispaniques sur le th\u00e8me m\u00e9di\u00e9val europ\u00e9en et, par cons\u00e9quent, de La danse macabre de Paris, les recherches entreprises au cours du XXe si\u00e8cle ont su montrer non pas une pr\u00e9existence certaine, mais une singularit\u00e9 de l\u2019esth\u00e9tique macabre dans la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique du bas Moyen \u00c2ge. Ainsi, l\u2019Espagne m\u00e9di\u00e9vale s\u2019est illustr\u00e9e \u00e0 sa mani\u00e8re dans l\u2019\u00e9closion de l\u2019art macabre, et le caract\u00e8re in\u00e9dit de certaines des oeuvres que nous avons mentionn\u00e9es indique une originalit\u00e9 \u00e9vidente. Paradoxalement, c\u2019est probablement cette originalit\u00e9 qui a maintenu l\u2019art macabre d\u2019Espagne dans l\u2019oubli, en comparaison aux visuels de ses voisins europ\u00e9ens qui se sont transmis bien au-del\u00e0 de la p\u00e9riode m\u00e9di\u00e9vale. Si l\u2019art macabre fran\u00e7ais et, par extension, europ\u00e9en mettent davantage l\u2019accent sur les D\u00e9funts, soulignant la composition sociale en miroir propre au Dit des trois Morts et des trois Vifs, les Danses de la mort hispaniques insistent infiniment plus sur la figure de la Mort, conf\u00e9rant au genre un aspect plus dramatique et violent. En effet, dans les oeuvres p\u00e9ninsulaires, la Mort est aussi c\u00e9leste et toute-puissante que l\u2019Ange exterminateur de la tradition jud\u00e9o-chr\u00e9tienne : elle n\u2019a aucun \u00e9gal et sa simple mention provoque la terreur et l\u2019angoisse<a href=\"#_ftn27\" name=\"_ftnref27\">[27]<\/a>. Il ne fait aucun doute que l\u2019histoire politique et culturelle de la P\u00e9ninsule n\u2019est aucunement \u00e9trang\u00e8re \u00e0 cette singularit\u00e9, dans un territoire o\u00f9 la peur de la fin des temps avait plus impr\u00e9gn\u00e9 les soci\u00e9t\u00e9s et les individus que nulle part ailleurs en Europe<a href=\"#_ftn28\" name=\"_ftnref28\">[28]<\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Enfin, nous pensons que la transmission de l\u2019esth\u00e9tique des Danses macabres en Espagne s\u2019est avant tout effectu\u00e9e dans la culture populaire. M\u00eame l\u2019\u00e9vocation de Las Cortes de la Muerte chez Cervantes rev\u00eat quelque chose de profane, et bien qu\u2019elle ait pu \u00eatre n\u00e9glig\u00e9 par la culture acad\u00e9mique espagnole, l\u2019esth\u00e9tique des Danses macabres a continu\u00e9 sa transmission pluris\u00e9culaire dans l\u2019ombre.<\/span><\/p>\n<p>\u2014\u2014\u2014\u2014<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Johan HUIZINGA, L\u2019automne du Moyen \u00c2ge (1re \u00e9d. en n\u00e9erlandais 1932), 3e \u00e9dition fran\u00e7aise, traduit du hollandais par Julia Bastin ; nouvelle \u00e9d. pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&rsquo;un entretien avec Jacques Le Goff, Paris : Payot, 1975, p. 172.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Alain BORET, \u00ab La Danse macabre du Cimeti\u00e8re des Innocents : une moralit\u00e9 p\u00e9dagogique en action \u00bb, in : Nathalie NABERT (dir.), Le Mal et le Diable : leurs figures \u00e0 la fin du Moyen \u00c2ge, publi\u00e9 par la Facult\u00e9 des Lettres, Universit\u00e9 Catholique de Paris, Paris : Beauchesne, 1996, p. 79.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Cf. Josep Mar\u00eda SOL\u00c0-SOL\u00c9, La Dan\u00e7a general de la muerte: edici\u00f3n cr\u00edtica, anal\u00edtico-cuantitativa, Barcelona : Puvill, 1981.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Cf. V\u00edctor INFANTES DE MIGUEL, Las danzas de la muerte: g\u00e9nesis y desarrollo de un g\u00e9nero medieval: (siglos XIII \u2013 XVII), Salamanca, Ediciones Universidad de Salamanca, 1997.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> La traduction est n\u00f4tre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Josep Mar\u00eda SOL\u00c0-SOL\u00c9, op. cit, p. 13.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Ibid, p. 14.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Cf. Juan HURTADO Y JIM\u00c9NEZ DE LA SERNA y C\u00e1ndido \u00c1ngel GONZ\u00c1LEZ PALENCIA, Historia de la literatura espa\u00f1ola (1ra ed. 1921), 4a ed, corregida y aumentada, (1), Madrid : S.A.E.T.A, 1940, p. 169 ; \u00c1ngel VALBUENA PRAT, Historia de la literatura espa\u00f1ola (1ra ed. 1937), 4a ed, t. 1 (\u00c9poca medieval), Barcelona : G. Gili, 1953, p. 222.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Cf. Hellmut ROSENFELD, Der mittelalterliche Totentanz : Entstehung, Entwicklung, Bedeutung, 2. verb. und verm. Aufl (1. 1954), K\u00f6ln : Graz B\u00f6hlau, 1968, p. 160.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Benjamin LAMBERT, Les danses macabres hispaniques : repr\u00e9sentations de la mort de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique m\u00e9di\u00e9vale \u00e0 la Nouvelle-Espagne, th\u00e8se de doctorat en Langue, Litt\u00e9rature et Civilisation Espagnoles, sous la direction de Maria Ghazali et d\u2019Emmanuelle Klinka, Nice : Universit\u00e9 C\u00f4te d\u2019Azur, 2022, p. 114. Disponible en ligne \u00e0 l\u2019adresse : https:\/\/theses.hal.science\/tel-04025927 [consult\u00e9 le 23 mai 2023].<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Herbert GONZ\u00c1LEZ ZYMLA, \u00ab La danza macabra \u00bb in Revista digital de iconograf\u00eda medieval [en ligne], 2014, vol. VI (11), p. 23-51 [consult\u00e9 le 23 mai 2023], p. 39.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> \u00c9mile M\u00c2LE, L\u2019art religieux de la fin du Moyen \u00c2ge en France : \u00e9tude sur l\u2019iconographie du Moyen \u00c2ge et ses sources d\u2019inspiration (1re \u00e9d. 1908), 2nde \u00e9d, revue et augment\u00e9e, illustr\u00e9e de 265 gravures, Paris : A. Colin, 1922, p. 362.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Miguel de CERVANTES SAAVEDRA, Don Quijote de la Mancha (1605, 1615), edici\u00f3n, notas y anexos de Francisco RICO (ed.), Madrid : Alfaguara, 2007, tome II, chapitre XI, p. 623.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> F\u00e9lix Lope de VEGA Y CARPIO, Las Cortes de la Muerte (XVIe \u2013 XVIIe si\u00e8cle), Barcelona : Linkgua, 2012, p. 12.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> La traduction est n\u00f4tre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Carlos JAUREGU\u00cd, Querella de los Indios en las Cortes de la Muerte, M\u00e9xico : Universidad Nacional Aut\u00f3noma de M\u00e9xico, Instituto de Investigaciones Bibliogr\u00e1ficas, Centro Cultural Universitario : Seminario de Cultura Literaria Novohispana : CONACYT, 2002, p. 33.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Ibid.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> Jordi ROCA I ROVIRA, La process\u00f3 de Verges, (1ra ed. 1986), 2a ed. revisada i ampliada Girona : Diputaci\u00f3 de Girona, Caixa de Girona, Ajuntament de Verges, Patronat de la Process\u00f3 Dijous Sant, 1997, p. 7.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> \u00ab Le temps est bref \u00bb, en catalan ancien.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> \u00ab Je n\u2019\u00e9pargne personne \u00bb, en latin. Cet adage se retrouvera dans de nombreuses repr\u00e9sentations de la Mort \u00e0 l\u2019\u00e9poque baroque et moderne, notamment en Espagne.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a> Marcelino MEN\u00c9NDEZ PELAYO, Antolog\u00eda general de Men\u00e9ndez Pelayo: recopilaci\u00f3n org\u00e1nica de su doctrina, por Jos\u00e9 Mar\u00eda S\u00c1NCHEZ DE MUNIAIN Y GIL DE VIDAURRE (ed.), pr\u00f3logo de \u00c1ngel Herrera Oria, Madrid : Editorial Cat\u00f3lica, 1956, p. 520.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a> Ibid.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\">[23]<\/a> Juan ITURRALDE Y SUIT, \u00ab La Danza de Animalias y la Danza Macabra del Convento de Santa Eulalia de Pamplona \u00bb, in : Bolet\u00edn de la comisi\u00f3n de monumentos hist\u00f3ricos y art\u00edsticos de Navarra, 1911 (II), n\u00b0 6, Pamplona : Imprenta Provincial, p. 79-89, p. 85<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[24]<\/a> Jes\u00fas Francesc MASSIP BONET, \u00ab La Dansa Macabra a l&rsquo;Antiga Corona d&rsquo;Arag\u00f3. Origens espectaculars i pl\u00e0stics i perviv\u00e8ncies tradicionals \u00bb, 1999, p. 4. Disponible en ligne \u00e0 l\u2019adresse : http:\/\/www.festes.org\/arxius\/dansamacabra.pdf [consult\u00e9 le 23 mai 2023].<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\">[25]<\/a> Jes\u00fas Francesc MASSIP BONET et Lenke KOV\u00c1CS, \u00ab Les Franciscains et le genre macabre : les Danses de la Mort et la pr\u00e9dication \u00bb in : European Medieval Drama (8), 2004, p. 96-106, p. 94.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref26\" name=\"_ftn26\">[26]<\/a> Federico GARC\u00cdA LORCA, Poeta en Nueva York ; De \u00ab Tierra y luna \u00bb ; Poemas sueltos II ; Div\u00e1n del Tamarit ; Seis poemas galegos, Miguel GARC\u00cdA-POSADA (ed.), Barcelona : RBA Editores, 1998, Poeta en Nueva York, \u00ab Danza de la muerte \u00bb, p. 20.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref27\" name=\"_ftn27\">[27]<\/a> Benjamin LAMBERT, op. cit, p. 191.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\"><a href=\"#_ftnref28\" name=\"_ftn28\">[28]<\/a> Ibid.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">\u2014\u2014\u2014\u2014<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">Bibliographie<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">BORET, Alain, \u00ab La Danse macabre du Cimeti\u00e8re des Innocents : une moralit\u00e9 p\u00e9dagogique en action \u00bb, in : Nathalie NABERT (dir.), Le Mal et le Diable : leurs figures \u00e0 la fin du Moyen \u00c2ge, publi\u00e9 par la Facult\u00e9 des Lettres, Universit\u00e9 Catholique de Paris, Paris : Beauchesne, 1996.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">CERVANTES SAAVEDRA, Miguel de, Don Quijote de la Mancha (1605, 1615), edici\u00f3n, notas y anexos de Francisco RICO (ed.), Madrid : Alfaguara, 2007.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">GARC\u00cdA LORCA, Federico, Poeta en Nueva York ; De \u00ab Tierra y luna \u00bb ; Poemas sueltos II ; Div\u00e1n del Tamarit ; Seis poemas galegos, Miguel GARC\u00cdA-POSADA (ed.), Barcelona : RBA Editores, 1998.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">GONZ\u00c1LEZ ZYMLA, Herbert, \u00ab La danza macabra \u00bb in Revista digital de iconograf\u00eda medieval [en ligne], 2014, vol. VI (11), p. 23-51 [consult\u00e9 le 23 mai 2023].<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">HUIZINGA, Johan, L\u2019automne du Moyen \u00c2ge (1re \u00e9d. en n\u00e9erlandais 1932), 3e \u00e9dition fran\u00e7aise, traduit du hollandais par Julia Bastin ; nouvelle \u00e9d. pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&rsquo;un entretien avec Jacques Le Goff, Paris : Payot, 1975.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">HURTADO Y JIM\u00c9NEZ DE LA SERNA, Juan, y GONZ\u00c1LEZ PALENCIA, C\u00e1ndido \u00c1ngel, Historia de la literatura espa\u00f1ola (1ra ed. 1921), 4a ed, corregida y aumentada, (1), Madrid : S.A.E.T.A, 1940, p. 169 ; \u00c1ngel VALBUENA PRAT, Historia de la literatura espa\u00f1ola (1ra ed. 1937), 4a ed, t. 1 (\u00c9poca medieval), Barcelona : G. Gili, 1953.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">INFANTES DE MIGUEL, V\u00edctor, Las danzas de la muerte: g\u00e9nesis y desarrollo de un g\u00e9nero medieval: (siglos XIII \u2013 XVII), Salamanca, Ediciones Universidad de Salamanca, 1997.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">ITURRALDE Y SUIT, Juan, \u00ab La Danza de Animalias y la Danza Macabra del Convento de Santa Eulalia de Pamplona \u00bb, in : Bolet\u00edn de la comisi\u00f3n de monumentos hist\u00f3ricos y art\u00edsticos de Navarra, 1911 (II), n\u00b0 6, Pamplona : Imprenta Provincial, p. 79-89.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">JAUREGU\u00cd, Carlos, Querella de los Indios en las Cortes de la Muerte, M\u00e9xico : Universidad Nacional Aut\u00f3noma de M\u00e9xico, Instituto de Investigaciones Bibliogr\u00e1ficas, Centro Cultural Universitario : Seminario de Cultura Literaria Novohispana : CONACYT, 2002.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">LAMBERT, Benjamin, Les danses macabres hispaniques : repr\u00e9sentations de la mort de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique m\u00e9di\u00e9vale \u00e0 la Nouvelle-Espagne, th\u00e8se de doctorat en Langue, Litt\u00e9rature et Civilisation Espagnoles, sous la direction de Maria Ghazali et d\u2019Emmanuelle Klinka, Nice : Universit\u00e9 C\u00f4te d\u2019Azur, 2022. Disponible en ligne \u00e0 l\u2019adresse : https:\/\/theses.hal.science\/tel-04025927 [consult\u00e9 le 23 mai 2023].<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">M\u00c2LE, \u00c9mile, L\u2019art religieux de la fin du Moyen \u00c2ge en France : \u00e9tude sur l\u2019iconographie du Moyen \u00c2ge et ses sources d\u2019inspiration (1re \u00e9d. 1908), 2nde \u00e9d, revue et augment\u00e9e, illustr\u00e9e de 265 gravures, Paris : A. Colin, 1922.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">MASSIP BONET, Jes\u00fas Francesc, \u00ab La Dansa Macabra a l&rsquo;Antiga Corona d&rsquo;Arag\u00f3. Origens espectaculars i pl\u00e0stics i perviv\u00e8ncies tradicionals \u00bb, 1999. Disponible en ligne \u00e0 l\u2019adresse : http:\/\/www.festes.org\/arxius\/dansamacabra.pdf [consult\u00e9 le 23 mai 2023].<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">\u2013, et KOV\u00c1CS, Lenke, \u00ab Les Franciscains et le genre macabre : les Danses de la Mort et la pr\u00e9dication \u00bb in : European Medieval Drama (8), 2004, p. 96-106.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">MEN\u00c9NDEZ PELAYO, Marcelino, Antolog\u00eda general de Men\u00e9ndez Pelayo: recopilaci\u00f3n org\u00e1nica de su doctrina, por Jos\u00e9 Mar\u00eda S\u00c1NCHEZ DE MUNIAIN Y GIL DE VIDAURRE (ed.), pr\u00f3logo de \u00c1ngel Herrera Oria, Madrid : Editorial Cat\u00f3lica, 1956.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">ROCA I ROVIRA, Jordi, La process\u00f3 de Verges, (1ra ed. 1986), 2a ed. revisada i ampliada Girona : Diputaci\u00f3 de Girona, Caixa de Girona, Ajuntament de Verges, Patronat de la Process\u00f3 Dijous Sant, 1997.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">ROSENFELD, Hellmut, Der mittelalterliche Totentanz : Entstehung, Entwicklung, Bedeutung, 2. verb. und verm. Aufl (1. 1954), K\u00f6ln : Graz B\u00f6hlau, 1968.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">SOL\u00c0-SOL\u00c9, Josep Mar\u00eda, La Dan\u00e7a general de la muerte: edici\u00f3n cr\u00edtica, anal\u00edtico-cuantitativa, Barcelona : Puvill, 1981.<\/span><br \/><span style=\"font-family: Book Antiqua, Palatino; font-size: 12pt;\">VEGA Y CARPIO, F\u00e9lix Lope de, Las Cortes de la Muerte (XVIe \u2013 XVIIe si\u00e8cle), Barcelona : Linkgua, 2012.<\/span><\/p><div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-left\"><a href=\"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1490?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\" ><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/carnet-critique.com\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\" \/><\/a><a href=\"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1490?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\" ><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/carnet-critique.com\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\" \/><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019exemple le plus c\u00e9l\u00e8bre du th\u00e8me est celui qui lui a indirectement donn\u00e9 son nom \u00e0 travers l\u2019histoire [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1957,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","om_disable_all_campaigns":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[68],"tags":[],"class_list":["post-1490","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-benjamin-lambert"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/carnet-critique.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Capture-decran-le-2024-04-12-a-23.48.48.png","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1490","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1490"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1490\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1494,"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1490\/revisions\/1494"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1957"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1490"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1490"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/carnet-critique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1490"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}